Choisir un téléviseur en 2018

Aller dans un rayon des téléviseurs en magasin c’est comme partir à l’aventure. On y trouve des inscriptions hiéroglyphiques sur des tas d’étiquettes qu’on ne comprends pas toujours. Ajoutez à cela le discours commercial du vendeur, c’est indéchiffrable ! Des labels et sigles ce n’est pas ce qui manque. Alors faisons le tri. Que signifient-il et quels sont les critères de choix d’un téléviseur en 2018 ? Comment faire pour éviter les pièges ? Éléments de réponse ici même.

 

Sommaire :

  1. Taille d’écran
  2. 4K, Full HD, Ultra HD ?
  3. HDR
  4. 3D
  5. Dalle d’écran
  6. L’incurvé
  7. Taux de rafraîchissement
  8. Connectiques
  9. Son
  10. TV connectées (Smart TV)
  11. L’extension de garantie
  12. Où acheter son téléviseur ?
  13. En bref

 

 

Taille d’écran

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Quand il s’agit de choisir un téléviseur, c’est aussi la taille qui compte. En fonction de la place disponible dans votre salon (dans ce cas un simple mètre devrait suffire) ou bien si vous avez de la place et que vous cherchez la bonne taille alors il faudra raisonner en fonction de la distance qui vous sépare avec le téléviseur. L’arrivée des écrans plats et de la haute définition a permis de réduire cette distance. Considérez que le bon recul est entre 2 à 3 fois la diagonale de votre écran. 2,3 mètres en moyenne pour un téléviseur de 102 cm de diagonale (40 pouces) et 3,7 mètres en moyenne pour un téléviseur de 140 cm de diagonale (55 pouces). La définition (Full HD, 4K Ultra HD, …) dépend peu du recul que l’on a à avoir avec l’écran.

 

 

4K, Full HD, Ultra HD ?

Un des critères quantitatifs représentatif de la qualité d’image c’est la définition de l’écran. La définition c’est le nombre de pixels (points) que peut afficher un écran. Plus il y a de points, plus l’image est précise et détaillée. Par convention on note le nombre de lignes qu’un écran est capable d’afficher. Pour connaitre le nombre de pixels d’un écran il suffit de connaitre le format de l’écran ainsi que son nombre de lignes. Pour les téléviseurs grand public, la format d’écran choisi par l’industrie est le 16/9. 16 étant la longueur, 9 étant la hauteur.

Différence entre définition et résolution ?

On fait souvent la confusion entre les termes définition et résolution. La définition étant le nombre de pixels que peut afficher un écran. Elle se calcule par le nombre de pixels à la verticale par le nombre de pixels à l'horizontale.

La résolution dépend de la définition mais aussi de la taille de l'écran. Elle se calcule en point par pouce (ppp en Français, ppi ou dpi en Anglais). Plus cette mesure est élevée, plus la densité de pixels est élevée. La différence de définition est visible dès l'instant que l'on change de taille de taille d'écran, ou que l'on se rapproche de l'écran.

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Au niveau des téléviseurs, on distinguera 5 définitions :

  • Définition standard (SD – 480p et 576p) : à l’époque de la télévision analogique, les programmes et contenus étaient diffusés en 480 lignes ou 576 lignes.
  • HD Ready (HD TV – 720p) : apparu en 2005, le « HD Ready » symbolise le passage à la haute définition avec 720 lignes, soit 921 600 pixels.
  • Full HD (HD TV 1080p – 1080p) : quasiment tous les téléviseurs actuels commercialisés le sont. Contrairement au « HD Ready », le « Full HD » est une dénomination commerciale et non un label certifié. Il faudrait employer le terme exact de « HD TV 1080p » pour désigner une norme. Norme qui définie que le téléviseur est dotée d’une définition de 1080 lignes (environ 2 millions de pixels) et disposant d’un tuner TV « MPEG-4 » capable de recevoir les chaines de la TNT actuelle).
  • 4K Ultra HD (4K UHD – 2160p) : abrégé à tord en « 4K ». La « 4K Ultra HD » est le nom officiel pour les téléviseurs en ultra haute définition pour le grand public. La définition atteint les 2160 lignes soit le double par rapport au « Full HD » et un peu plus de 8 millions de pixels.
  • 8K Ultra HD (8K UHD – 4320p) : lui aussi abrégé à tord en « 8K ». La « 8K Ultra HD » représente l’avenir de la télédiffusion en plus de 33 millions de pixels. Pour l’instant encore en développement et très coûteuse, cette technologie n’est surtout réservée qu’aux professionnels.
Différence entre i et p (ex: 1080i et 1080p) :

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Sur une même définition on repère parfois un lettre qui change : 1080i ou 1080p, on est sur du Full HD mais quelle est la différence ?

Le "i" signifie "entrelacé" ("interlaced" en anglais). Le fonctionnement repose sur le fait qu'une ligne sur deux soit traitée à chaque image. Cela permet d'économiser de la bande passante.

Le "p" signifie "progressif". Cette fois c'est l'ensemble des lignes qui est traité à chaque image. Qualitativement le traitement est donc supérieur à un balayage entrelacé. Privilégiez donc un signal p au signal i si votre téléviseur le supporte.

Les termes « 4K » et « 8K » tout court représentent des définitions destinées au cinéma numérique. Le terme d' »Ultra HD » tout court désigne le format numérique des téléviseurs « 4K Ultra HD » et « 8K Ultra HD » pour le grand public.

Alors que choisir ? Aujourd’hui vous trouverez en magasin des écrans en Full HD et en 4K Ultra HD. On commence à voir des téléviseurs 8K Ultra HD mais ceux-ci sont trop couteux et ne représentent que peu d’intérêt vu l’absence de véritables sources en 8K Ultra HD natives. D’autant plus que la 4K Ultra HD commence seulement à être exploitée. On saute donc sur la 4K Ultra HD ? Pas forcément. Prenez aussi en compte la taille de la dalle de votre téléviseur. La 4K Ultra HD ne présente d’intérêt que sur des grandes tailles : au moins 50 pouces de diagonale, soit 127 cm. En dessous vous ne verrez qu’assez peu la différence, un Full HD suffira. D’autant plus que tous les contenus ne sont pas tous en 4K Ultra HD, la plupart des sources sont au moins en Full HD native.

 

 

La télévision en 4K Ultra HD

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Sachez une chose : les contenus en 4K Ultra HD sont bel et bien là ! Mais pour la TNT, aucune chaine n’est diffusée en 4K Ultra HD. Il faudra attendre au moins 2020 pour voir la TNT évoluer. Seul France Télévisions expérimente la 4K Ultra HD sur le réseau Hertzien avec Roland Garros.

Pourquoi autant de retard dans le monde des chaines TV ? Tout simplement parce que la réception des chaines en 4K Ultra HD demande à ce que toute la chaine de production soit en 4K Ultra HD : du tournage à la régie finale. Ce qui demande un investissement très coûteux. La diffusion des ces contenus impose aussi un changement dans la norme de diffusion ce qui devrait entrainer une évolution du côté des émetteurs. Jusqu’ici la TNT est diffusée selon la norme DVB-T. La diffusion numérique terrestre en 4K Ultra HD devra passer en DVB-T2. Cette norme assurera la compatibilité avec la réception en DVB-T actuel et la réception de chaines en 4K Ultra HD. En revanche un téléviseur (même 4K Ultra HD) disposant un tuner compatible DVB-T uniquement ne peut pas recevoir les chaines TV de la TNT en 4K Ultra HD. Faites donc le bon choix car on peut tomber dans le piège des téléviseurs ne disposant pas de tuner DVB-T2.

Un changement qui est utile afin de ne pas surcharger la bande passante car un contenu diffusé en 4K Ultra HD est nécessairement plus lourd qu’un contenu en Full HD. Pour cela la norme de compression (c’est à dire la technologie de numérisation) doit évoluer afin d’optimiser l’espace. On passe ainsi du H.264/AVC au H.265/HEVC. On estime un gain de 20 à 60 % par rapport au H.264/AVC.

Si vous réceptionnez la TV par Internet, tous les opérateurs proposent désormais des décodeurs compatibles 4K Ultra HD. Le problème c’est que là non plus la plupart des chaines ne sont pas en 4K Ultra HD mais en Full HD seulement. Actuellement TF1 diffuse les match de la coupe du monde de Football en 4K mais c’est à peu près tout. Chez Orange, on trouve OCS diffusé en 4K Ultra HD. Possesseurs de l’Apple TV, vous pouvez accéder à Canal+ via MyCanal et à SFR Sport en 4K. Attention pour cela un débit Internet d’au moins 25 Mbits/s est nécessaire pour profiter des contenus en 4K par Internet.

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Enfin si vous recevez la TV par satellite, Fransat et Canal proposent leurs offres en 4K Ultra HD. Fransat permet la réception des chaines en 4K Ultra HD comme SFR Sport ou TF1 via le module CI+ Fransat à insérer dans la fente PCMCIA du téléviseur (si tenté que celui-ci soit en 4K Ultra HD). Quant à Canal, la réception satellite en 4K Ultra HD ne peut se faire qu’avec le dernier décodeur de Canal disponible depuis janvier 2018 avec une réception de Canal+ 4K, Eurosport 4K et des films en essai sur les chaînes Ciné+ en 4K Ultra HD. Un choix de réception par satellite est idéal pour éviter d’utiliser trop de bande passante de votre connexion Internet ou si vous n’êtes pas couvert par un débit suffisant.

Comme pour chaque évolution majeure depuis les années 1990, les nouvelles technologies dans le monde de la télédiffusion (16/9, HD, 3D, etc…) se font de manière progressive de la manière suivante : en premier le cinéma et le sport et le reste ensuite. La 4K Ultra HD est en évolution progressive et est en voie d’être généralisée dans les 2 à 3 ans à suivre.

En attendant vous ne serez pas non plus totalement déçu de votre téléviseur 4K Ultra HD même si ce dernier ne diffuse que du contenu en Full HD. En effet les téléviseurs intègrent des circuits permettant un upscaling du contenu en 4K Ultra HD. Autrement dit votre téléviseur pratique une mise à l’échelle pour adapter le contenu diffusé dans une définition plus faible sur une définition 4K Ultra HD. C’est moins bien qu’une source native en 4K car la qualité d’image est moins précise mais certains téléviseurs arrivent à appliquer un traitement particulier permettant d’avoir une image plus fine au point d’en arriver à se demander si c’est vraiment de la 4K Ultra HD ou du Full HD à vu d’œil. Chez Samsung, la réflexion à ce sujet pousse même l’entreprise dans le futur à se tourner vers l’intelligence artificielle pour le traitement des sources pour un upscale en 8K.

 

 

Le jeu vidéo en 4K Ultra HD ?

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Côté jeux vidéo si on raisonne en 4K Ultra HD natif, le jeu PC arrive tout juste à rendre des jeux en 4K Ultra HD avec les dernières cartes graphiques haut de gamme de chez NVIDIA ou AMD. Quant aux consoles, la PS4 Pro et la Xbox One X sont les deux modèles de consoles taillées pour un signal vidéo en 4K Ultra HD natif. Pour autant les jeux ne sont pas forcément en 4K Ultra HD natif. En effet la plupart des grosses productions AAA (jeux à gros budget) sont dans une définition entre le Full HD et la 4K Ultra HD native pour être mis à l’échelle en 4K Ultra HD (upscaling). Mais cette mise à l’échelle est un peu particulière. Il s’agit d’un upscale dit « en damier » (checkerboarding). En gros cela consiste à reconstruire l’image en calculant les pixels manquants. Ce filtre permet d’avoir un rendu très satisfaisant en 4K Ultra HD même si cela ne vaut pas techniquement un véritable rendu en 4K Ultra HD natif. Pour autant la différence visuelle reste infime. Techniquement c’est la Xbox One X qui est la plus puissante mais la PS4 Pro tirera plus son épingle du jeu au vu de sa ludothèque et exclusivités plus fournies.

La Xbox One S permet de traiter un signal vidéo en 4K Ultra HD natif mais les jeux resteront au mieux en Full HD natif. Cette fois l’upscaling est effectuée au niveau de la console et il faut s’attendre à une mise à l’échelle basique.

 

 

Et le films ?

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Côté ciné en 4K Ultra HD, les plateformes de vidéos à la demande sont un peu à la traine. Beaucoup de contenus sont encore proposé en Full HD. Sur la simple VOD sans abonnement (achat ou location), il faudra se tourner vers Apple qui propose via sa plateforme iTunes des films en 4K Ultra HD. Seule condition pour en profiter pleinement est d’avoir l’Apple TV 4K.

Il faudra se tourner vers la SVOD (vidéo à la demande par abonnement) afin de dénicher des films en 4K Ultra HD comme Netflix (abonnement Premium à 14 euros par mois requis), Amazon Prime Video, SFR Play. Par contre un très bon débit Internet sera nécessaire pour profiter pleinement de la 4K Ultra HD.

Si vous êtes plus conservateur ou disposant d’une connexion limitée, vous pouvez vous tourner vers le format physique. Depuis 2016 le Blu-ray est passé en 4K Ultra HD. Tous les films sortant ne sont pas encore passé dans ce format mais les ventes sont prometteuses. Attention certains films en Blu-ray 4K Ultra HD principalement la Fox et Warner (Mad Max Fury Road, The Martian, X-Men Days of Future Past) ne sont pas véritablement en 4K Ultra HD car ils sont issus de mastering (rendu final en post-production) en 2K (équivalant Full HD professionnel). Il s’agit donc pour le coup d’upscale en 4K Ultra HD. Pour une platine Blu-ray 4K Ultra HD pas cher, la Xbox One S représente un très bon choix : trouvable à moins de 200 euros seule et console de jeux vidéo.

Un retard donc à noter aussi du côté des films ? Oui car pas mal de productions travaillent encore en 2K. Le saut devrait se faire du côté des professionnels directement vers la 8K mais pour avoir véritablement un film en 4K Ultra HD, c’est toute la chaine de production qui est à adapter au minimum en 4K Ultra HD. Sony Pictures étant un des pionniers dans le domaine car produisant toute la ligne produit en 4K. Il faudra donc attendre encore un peu avant de voir une démocratisation générale du milieu du cinéma. Cela ne devrait normalement plus tarder.

 

 

HDR ?

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Le HDR pour High Dynamic Range ou Haute Gamme Dynamique est une technologie apparue en 2015 sur le marché des téléviseurs permettant d’augmenter la plage de couleurs disponibles et ainsi renforcer le contraste. L’idée de base étant dérivée de ce qui existe déjà en photographie à savoir prendre trois photos sous trois expositions différentes. Le résultat donne une image plus contrastée proche de l’œil humain. L’espace de couleur utilisé est donc supérieur que sur un téléviseur non-HDR (dit aussi SDR), on passe du Rec. 709 (encodage des couleurs en 8 bits, 35 % du spectre visible) au Rec. 2020 (encodage des couleurs en 10 bits, 75 % du spectre visible). Au niveau du rendu des couleurs, on a une plus grande palette de couleurs disponible et des dégradés améliorés.

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Les noirs seront ainsi plus sombres et les blancs plus lumineux. Pour cela la luminosité du téléviseur doit être réhaussée au delà des 100 candelas par mètre carré (aussi appelée nits), une caractéristique héritée du téléviseur à tube cathodique, pour atteindre au moins 1 000 candelas par mètre carré. L’idée est aussi de pouvoir proposer un niveau de détail amélioré dans les zones sombres.

Pour profiter du HDR, l’écran doit donc supporter le HDR et que la source soit en HDR. Aujourd’hui un seul label garanti le HDR :

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Couplé à la technologie 4K Ultra HD, le HDR s’impose désormais comme un élément marketing mis en avant par les fabricants de téléviseurs. Mais autour de cette appellation, s’inscrit d’autres sigles. L’appellation « HDR10 » est en fait le terme désignant le HDR de base. On peut également trouver l’appellation « HDR 1000 » qui se trouve être le même terme que pour désigner le HDR classique. Pourquoi de base ? Parce qu’il existe d’autres normes de HDR (on vous l’a dit ce n’est pas si simple) :

  • On trouve ainsi le Dolby Vision qui va plus loin en encodant les couleurs sur 12 bits au lieu de 10 sur du HDR classique. En théorie le Dolby Vision est capable de supporter jusqu’à 10 000 candelas par mètre carré. Cette norme est proposée par la société Dolby destinée davantage au monde du cinéma.
  • Le Hybrid Log Gamma ou HLG est pour le coup un standard proposé conjointement par la BBC et la NHK réservé à la diffusion de programmes TV en HDR.
  • Le HDR10+ apparu en 2017 est une évolution du HDR classique avec une courbe de gamma dynamique comme sur le Dolby Vision. Il est exploité notamment sur les nouveaux téléviseurs QLED de chez Samsung.

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Alors que faire pour s’y retrouver dans cette jungle des normes HDR ? Quelle technologie choisir ? Le mieux étant de se tourner vers les téléviseurs certifiés « Ultra HD Premium ». Il s’agit d’une certification approuvée un consortium de sociétés de production et de fabricants (Ultra HD Alliance) afin d’assurer une certaine qualité d’image. Si on détaille le contenu de la norme on trouve les caractéristiques suivantes :

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  • Définition d’affichage de 3840 x 2160 (= 4K Ultra HD)
  • Profondeur des couleurs sur 10 bits
  • Décodage des sources en Rec. 2020 et affichage de 90 % de l’espace colorimétrique DCI P3 (espace de couleur utilisé dans le cinéma numérique).
  • Rendu HDR10 avec une luminosité minimale de 1000 candelas par mètre carré et un niveau de noir inférieur ou égal à 0,05 candela par mètre carré pour les téléviseurs LED. Une luminosité minimale de 540 candelas par mètre carré et un niveau de noir inférieur ou égal à 0,0005 candela par mètre carré pour les téléviseurs OLED.

Encore une fois ces caractéristiques sont minimales, il est donc possible qu’un téléviseur estampillé Ultra HD Premium dispose des spécifications supérieures à celle de l’Ultra HD Premium. Mais il est clair que c’est le seul label de qualité reconnu pour un téléviseur HDR. En effet le logo HDR seul ne peut pas suffire à garantir une certaine qualité d’image car les constructeurs ne sont tenus qu’à la seule augmentation de la luminosité maximale du téléviseur au delà de 100 candelas par mètre carré et une gestion des couleurs sur 10 bits. Il est quand même clair que cette norme Ultra HD Premium arrive tardivement dans la commercialisation des téléviseurs HDR relayant ainsi la plupart des téléviseurs HDR de 2015 sur le côté de la route car ne respectant pas cette norme Ultra HD Premium. Du côté de chez Sony on remarque que certaines téléviseurs (séries X9405C et XD9405 notamment) peuvent répondre à cette norme Ultra HD Premium sans en arborer fièrement le label (étrange ?!).

 

 

Quels contenus en HDR ?

A l’instar de la 4K Ultra HD, les contenus audiovisuels arrivent progressivement en HDR. Des plateformes comme Netflix, Amazon Prime Video proposent des films et séries en HDR voire même en Dolby Vision ou en HDR10+ (Amazon uniquement). Le Blu-ray 4K Ultra HD n’est pas sans reste puisqu’il permet le support du HDR ainsi que du Dolby Vision.

Le jeu vidéo n’a pas été oublié puisque les consoles PS4 (tout modèles confondus), Xbox One S et X proposent également une compatibilité HDR dans la plupart des jeux. La compatibilité Dolby Vision n’a tout de fois pas été confirmé du côté de chez Sony pour sa PS4 mais Microsoft est en discussion avec Dolby pour proposer dans le futur le Dolby Vision sur Xbox One S et X via une mise à jour.

Enfin en ce qui concerne les programmes TV, il s’agit pour l’instant que d’expérimentations. Toutes les diffusions télévisées devraient utiliser à priori le standard HLG pour le HDR si tenté que ce dernier soit bien maitrisé. Les premiers essais ont démontrés quelques couacs techniques à ce niveau. La coupe du monde de football est diffusée en HDR sur Bein Sports tout comme les matchs de Roland Garros. La priorité étant la diffusion de contenus télédiffusés en 4K Ultra HD avant d’être en HDR.

 

 

La 3D ?

On va faire court. Miser sur la 3D en 2018 c’est parier sur une technologie moribonde. En effet bien qu’à la mode au tout début des années 2010, la 3D n’est pas parvenue à séduire largement le public. Qualité peu satisfaisante, vision imparfaite, fatigue visuelle, perte de qualité face à une image en 2D, contrainte du port de lunettes polarisantes ou actives obligatoire, difficultés techniques pour la 3D sans lunettes, pas de standard et manque de contenus. Des chaines de télévision comme Canal+ ont cessé la diffusion en 3D depuis 2012. Certains fabricants comme LG ou Samsung ont même renoncé à la fabrication de téléviseurs compatible 3D depuis 2016.

A moins de vouloir à tout prix regarder ses films Blu-ray 3D, vous n’avez donc aucune véritable raison de privilégier les téléviseurs compatibles 3D aujourd’hui.

 

 

Dalles : Plasma, LCD, OLED,…

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Le cathodique et le plasma : deux technologies mortes et enterrées.

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Le téléviseur à tube cathodique est bel et bien mort depuis un bon moment. Lourds et imposants, ces téléviseurs paraissent ringards et moins bons que les téléviseurs actuels et pourtant. Le cathodique avait ses avantages : un très bon ratio de contraste avec des noirs profonds, une technologie durable, un bon rendu des couleurs et un angle de vision très large. Et ce malgré des déformations de géométrie et une rémanence perceptible c’est à dire une trainée visible sur un point en mouvement.

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C’est avec la course aux grands écrans que le plasma rentre en jeu. Cette fois la finesse d’écran permet des diagonales élevées tout en ne faisant pas la masse d’un 38 tonnes comme sur les téléviseurs cathodiques. Fini donc le canon à électrons et le rayon dévié pour aller frapper sur toute la surface de l’écran. Place à une dalle composée de très petites cellules renfermant du gaz. Un gaz composé d’argon et de xénon qui a la particularité d’émettre de la lumière dès qu’on lui applique un courant électrique. Chaque cellule est constituée de luminophores rouges, verts et bleus. Le mélange de la lumière émise par ces trois luminophores compose la couleur d’un pixel à l’écran. Ainsi chaque point de l’écran émet sa propre lumière. On permet une large gamme de couleurs et d’un très bon contraste.

Mais alors quel est le problème avec le plasma ? Il y a en a plusieurs et le premier soucis est que cette technologie a souffert au niveau de sa durabilité avec une sensibilité trop forte aux rayons ultraviolets (UV) surtout dans les débuts causant un dérèglement de la colorimétrie, du scintillement au niveau de l’image à l’instar du balayage des écrans cathodiques pouvant être désagréable et un effet de rémanence. Malgré les progrès du plasma au fur à mesure des années avec des modèles comme la série des Pioneer Kuro considérée comme la version ultime du plasma, la technologie sera progressivement abandonnée au profit du LCD par les différentes marques en raison du coût de fabrication, des contraintes techniques et de la demande plus faible. Panasonic et Samsung sont les derniers constructeurs a avoir abandonné le plasma, c’était en 2014.

 

 

Le LCD :

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Reste donc deux technologies majeures en ce moment. Commençons tout d’abord par le LCD (Liquid Crystal Display). Il se décline en deux types : les premiers téléviseurs LCD exploitait des tubes néons à cathode froide (CCFL) mais qui étaient assez gourmands en énergie et qui causaient des tâches grises sur des fonds noirs à cause du rétro-éclairage.

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Du coup les fabricants sont passé au LED (Light-Emitting Diode), second type de LCD. Et parmi le LED, on distingue deux technologies d’affichage : premièrement le Edge LED qui est la technique la plus basique (entrée de gamme) : on dispose les diodes LED sur les côtés voire autour du téléviseur. Cela permet de diminuer les coûts de production et d’avoir des écrans plus fins. Le problème c’est que l’on ne maitrise pas suffisamment le rétroéclairage sur toute la surface de l’écran ce qui amplifie le phénomène de clouding (problème d’homogénéité des noirs et des blancs). Un problème qui peut toucher plus ou moins certains exemplaires d’une même série de modèle.

Pour les modèles un peu plus haut de gamme (et donc plus cher) le Direct LED ou Full LED. Cette fois l’intégralité de l’écran est recouvert de diodes LED. Cette fois on règle le problème d’homogénéité du Edge LED. Encore mieux avec certains téléviseurs Direct LED dotés de la technologie de Local Dimming (traduit en Gradation locale) permettant une gestion dynamique en temps réel du rétroéclairage sur des zones précises de l’écran. Plus les zones sont petites, plus on peut gérer finement la qualité d’image au point d’employer le terme de Micro Local Dimming chez Philips permettant de gérer le rétroéclairage de 6 400 zones sur une même image.

Un téléviseur LED exploite des diodes de couleur blanche avec un filtre de couleurs (RGB) pour la restitution des couleurs mais on peut également trouver des téléviseurs LED RGB avec trois diodes : une rouge, une verte et une bleue pour un pixel, le mélange des deux permet de former la couleur souhaitée.

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Dernière avancée en matière de LCD LED : les filtres à boites quantiques (Quantum Dots). Là où le rétroéclairage sur une dalle LCD LED classique se fait via une lumière blanche traitée sur chaque point en un résultat d’un traitement de trois sous pixels rouges verts et bleus, ici on ajoute un « filtre » supplémentaire sous la forme de tube ou de film entre la dalle et le rétroéclairage de cristaux de séléniure de cadmium. En sachant que le film a un meilleur rendu que le tube et que le cadmium est un métal lourd et toxique, certains constructeurs comme LG privilégient l’indium mais il est moins performant. Néanmoins le résultat permet de couvrir un large spectre de couleurs et limite les pertes de luminosité dû aux filtres colorés. Chez les grandes marques, on trouve le Quantum Dots sur les modèles QLED de Samsung, sur les téléviseurs estampillés Triluminos de Sony ainsi que sur les téléviseurs SuperUHD de LG.

Et l’innovation ne compte pas s’arrêter là du côté du LCD puisque le microLED est déjà dans les cartons avec des diodes plus fines (100 micromètres) tout en conservant les atouts du LCD : très bonne luminosité et basse consommation. La technologie microLED n’est pas récente (2000) mais son arrivée dans l’industrie des téléviseurs a été initiée par Sony pour l’instant sur des moniteurs professionnels baptisés CLEDIS. Il est encore trop tôt pour déterminer l’avenir du microLED et son arrivée sur le marché grand public.

Le LCD est une technologie que l’on retrouve sur la grande majorité du parc des téléviseurs sous diverses formes. Mais malgré les dernières innovations technologiques et les progrès en matière de luminosité et de consommation électrique, le LCD souffre encore d’un champ de vision trop restreint, un temps de réponse encore trop élevé (7,5 millisecondes au mieux), le clouding ainsi qu’un taux de contraste limité dû au rétroéclairage ne bloquant pas tout à fait la lumière.

 

 

L’OLED :

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Considéré comme la meilleure technologie d’affichage actuelle pour les téléviseurs, l’OLED (Organic Light-Emitting Diode ou Diode électroluminescente organique) a été inventé par Kodak dans les années 1980 mais son application dans le monde des téléviseurs est récente : 2009 avec le XEL-1 de Sony. L’OLED agit comme le plasma sauf que ce sont des éléments organiques qui sont soumis à un courant électrique qui permet de générer dynamiquement de la lumière à chaque point de l’image. Plus besoin d’une lumière en renfort comme sur le LCD.

Bien que coûteux, l’OLED dispose de nombreux avantages : des écrans ultra fins, un taux de contraste très élevé avec la possibilité d’éteindre complètement les pixels et avoir un noir absolu, un temps de réponse extrêmement faible, un très bon angle de vision et un spectre de couleur très étendu. En contrepartie on ne sait toujours pas quelle est la durée de vie exacte de l’OLED bien que l’on sait que les composants OLED sont sensibles aux ultraviolets et à l’humidité. Pour autant il est possible de limiter cette usure avec la présence de filtres de protection et d’étanchéité.

Alors que LG était le seul acteur sur le marché du téléviseur OLED pendant un temps, Sony, Philips et Panasonic ont rejoint le bal de l’OLED depuis peu. L’offre s’étend donc mais LG reste le principal fournisseur de dalles OLED même auprès de ses concurrents.

 

 

L’incurvé

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L’industrie des téléviseurs ne manque pas d’imagination pour proposer des innovations plus ou moins utiles. Oui vous l’aurez deviné en lisant ça, l’incurvé ressemble plus à de l’effet placebo qu’à autre chose de bien utile. Mais l’idée de l’incurvé ne vient pas de nulle part. En effet les écrans de cinémas étant incurvés, les industriels ont pensé que l’effet d’immersion serait la même pour un téléviseur. Le problème c’est que ça n’est valable que pour deux spectateurs grand maximum puisque l’angle de vision est significativement réduit sur un écran incurvé. Et même si ça n’est que pour un nombre très réduit de spectateurs, l’effet voulu n’est pas si saisissant que cela vu qu’une très grande dalle (au moins 78 pouces) est requise. Le seul avantage que l’on peut tirer de l’incurvé c’est un reflet miroir moins prononcé.

Quitte à économiser quelques euros pour un apport si minime, l’incurvé est donc dispensable. Au passage des marques comme LG proposent les mêmes modèles incurvés sans écran incurvés et moins chers.

 

 

Taux de rafraîchissement

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Exprimé en Hertz (Hz), le taux de rafraîchissement indique le nombre d’images par seconde. Plus cette valeur est élevée, plus le confort visuel sera important du fait de la diminution de la fatigue visuelle. Un taux de rafraîchissement élevé diminue le Motion Blur (flou cinétique), quand un objet en mouvement devient flou. Le problème étant que la grande majorité des contenus sont en 24, 50 ou 60 Hz. Le premier essentiellement pour le cinéma.

Alors il faut ajouter autre chose qu’une simple fréquence doublée ou triplée. Il faut soit créer une image intermédiaire pour fluidifier l’image (interpolation) comme c’est le cas chez Sony avec le Motionflow, ou alors il faut couper le rétroéclairage entre deux images afin rafraîchir la vision du spectateur (BFI) comme on peut le voir chez Philips avec le Motion Rate. Attention tout de fois au frétillement de l’image qui peut être perturbante. Ces deux techniques sont donc artificielles. 120 Hz étant le minimum pour contrer le flou cinétique. Les taux de rafraichissement plus haut sont assez rare et l’intérêt reste marginal, la plupart des TV sont encore au 60 Hz. Attention aux promesses des marques mettant en avant des labels « Motion quelque chose ». Le 240 Hz parfois promis se traduit souvent avec un 120 Hz avec un BFI.

Au final quel est l’intérêt de miser sur le taux de rafraîchissement ? Uniquement si vous êtes amateur de sport ou de films d’action. Bref ce qui bouge beaucoup. Pour les jeux vidéo en revanche il faudra s’abstenir car les procédés de traitement de l’image peuvent causer des « inputs lags » autrement dit un retard d’affichage. Si c’est le cas sachez que c’est désactivable dans les options ou cherchez le mode d’affichage « Jeux ».

FreeSync :

Technologie d'AMD héritée du monde des moniteurs PC, le FreeSync débarque sur les derniers téléviseurs Samsung QLED, NU8000 et NU9000. Ce procédé permet de varier dynamiquement la fréquence du téléviseur en fonction de la fréquence en provenance de la source. Cela permet d'éviter un déchirement de l'image (tearing). Utile pour le jeu vidéo, il n'est malhereusement disponible que sur la Xbox One S et la Xbox One X. De plus tous les jeux ne supportent pas le FreeSync et il n'est pas non plus optimal sur les jeux compatibles. Même si le résultat est convaincant, l'intérêt en demeure limitée de part du nombre de téléviseurs compatibles et du nombre de jeux supportant la technologie FreeSync. Il vaudra mieux miser sur le VRR (Variable Refresh Rate), technologie similaire au FreeSync et intégrée nativement dans la norme HDMI 2.1 afin d'avoir un standard unique ayant plus de chance de s'imposer.

 

 

Les connectiques

Comme pour tout appareil Hi-fi que l’on achète il est toujours bon de prendre l’habitude de regarder la connectique trouvable en général à l’arrière de l’appareil. Fini la cacophonie des multiples connectiques différentes comme autrefois. Aujourd’hui la donne donc est simple : l’heure est au HDMI et les lignes ne sont pas prêtes de bouger. Bon du coup on s’arrête là ? Et non sinon c’est trop simple. Et oui même si on a une seule et même type de prise tout est question de normes.

 

 

Le HDMI

Le HDMI (High-Definition Multimedia Interface) apparu au milieu des années 2000 sur les téléviseurs a évolué pour supporter des définitions élevées et des fonctionnalités supplémentaires. Pour différencier ces évolutions, le consortium HDMI Forum a numéroté les différentes versions. La version ayant un chiffre supérieure est donc la plus évoluée et donc la plus récente et la version la plus avancée intègre les fonctionnalités des versions précédentes et est donc compatible avec ces dernières.

Pour faire simple, si vous avez un téléviseur Full HD, une prise HDMI 1.4 suffit amplement. Pour la 4K Ultra HD, il est en théorie possible d’en profiter sur une prise HDMI 1.4 mais en 30 Hz au maximum à cause de la limitation de la bande passante. En pratique il est fortement conseillé d’avoir une prise HDMI 2.0 pour profiter des sources en 4K Ultra HD sur un téléviseur compatible afin de profiter des contenus en 4K Ultra HD en 50 et 60 Hz. Pour la prise en charge HDR, la prise HDMI doit être en version HDMI 2.0a. Enfin sachez que le HDMI a évolué récemment avec la version 2.1 permettant la prise en charge du 120 Hz en 4K Ultra HD et de la 8K en 60 Hz.

Attention pour profiter des contenus en 4K Ultra HD, un câble HDMI Premium certifié (dit aussi HDMI « Haute vitesse ») doit être utilisé. La plupart des câbles vendus dans le commerce sont certifiés HDMI Premium.

Les premiers téléviseurs 4K Ultra HD sorti (notamment en 2012 jusqu’à 2014) ne disposent que de prises HDMI 1.4 ce qui est sous performant. Heureusement la plupart des téléviseurs du marché sont équipés au minimum de prises HDMI 2.0. Pensez quand même à vérifier la version des prises HDMI sur la fiche technique de votre téléviseur, cela peut être toujours utile, on ne sait jamais.

Dernier point à faire attention : la norme HDCP (High-bandwidth Digital Content Protection) qui est un procédé technique permettant de protéger les flux vidéo et audio numériques. Un procédé qui est lié au HDMI même puisque les contenus vidéo comme Netflix requièrent le HDCP pour fonctionner. Oui mais pas n’importe quelle version. Encore une fois le procédé évolue et comme pour le HDMI avec le même système de numération de versions. Pour une compatibilité avec les contenus en Full HD, la norme HDCP 1.4 est recommandée. Pour les contenus en 4K Ultra HD, la norme HDCP 2.2 est recommandée.

En manque de prises HDMI ? Pas de soucis, il existe des multiprises (ou switch) permettant de connecter jusqu’à 5 sources. La permutation est très simple au moyen d’un bouton ou bien d’une télécommande. Attention à bien vérifier la version des prises HDMI.

HDMI CEC, ARC, MHL et HEC : 

Des spécifications supplémentaires au HDMI, on les trouve sous la forme de sigles mystérieux. Attention ces spécifications ne sont disponibles que sur certaines entrées HDMI des téléviseurs (HDMI CEC et ARC) et sur les appareils compatibles. Faisons le point :


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ARC (Audio Return Channel) : idéal pour les amplificateurs, cette fonctionnalité permet de simplifier les branchements vers un système audio externe. Avec cette technologie, il est possible de brancher un câble HDMI entre l'amplificateur et le téléviseur et permettant ainsi d'assurer un signal bidirectionnel où le téléviseur est capable de recevoir les signaux vidéo et audio des éléments connectés en HDMI mais aussi d'envoyer le signal audio des chaînes TV vers l'amplificateur.


HDMI CEC
CEC (Consumer Electronics Control) : un exemple pour résumer son fonctionnement : votre téléviseur est éteint, vous allumez votre console de jeu, le téléviseur s'allume et bascule automatiquement vers la source HDMI correspondante. Cette technologie s'appelle "Vierra Link" chez Panasonic et "AnyNet+" chez Samsung.


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MHL (Mobile High-Definition Link) : l'idée est simple, pouvoir relier son téléphone portable compatible MHL à un téléviseur au prix d'un adaptateur HDMI vers Micro USB ou Mini USB.


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HEC (HDMI Ethernet Channel) : est une technologie permettant le partage de connexion réseau par un signal Ethernet jusqu'à 100 Mbits/s (Fast Ethernet) à travers un câble HDMI. Un câble HDMI certifié HEC est nécessaire.

Le reste (prise antenne, Wi-Fi, Bluetooth, jack, RCA, optique, Ethernet, USB, CI+)

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Si vous envisagez de passer par le satellite (FranSat notamment), assurez vous d’avoir un tuner compatible satellite. Tous les téléviseurs ne possèdent pas une prise compatible DVB-S pour la réception satellite. Pour la TNT, tous les téléviseurs actuels sont compatibles au minimum à la norme DVB-T. Possesseurs de téléviseurs 4K Ultra HD, la vérification de la présence d’un tuner compatible DVB-T2 est indispensable pour recevoir prochainement les chaînes de la TNT en 4K Ultra HD. Si l’enregistrement est quelque chose de souhaitable, pensez à vérifier la présence de la fonctionnalité sur le téléviseur ainsi que d’un double tuner afin de pouvoir regarder un programme sur une autre chaine pendant un enregistrement.

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La plupart des téléviseurs disposent également une prise PCMCIA appelée aussi CI+ pour la réception des chaînes payantes ou des bouquets chiffrés comme Fransat. En revanche Canal+ a décidé de mettre fin aux cartes CI+ (CanalReady) depuis 2015 pour des raisons de piratage.

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Les téléviseurs modernes sont aussi pourvus de prises USB. Attention aux débits, certains téléviseurs disposent de prises USB 2.0 et d’autres entre 3.0. La différence ? Les débits. L’USB 3.0 étant plus rapide que l’USB 2.0, si vous comptez faire de l’enregistrement des chaines TV au moyen d’un disque dur externe ou la lecture de films lourds fichiers vidéo MKV, à condition que votre matériel connecté soit aussi en USB 3.0.

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La connexion Internet devient une fonctionnalité non négligeable pour l’accès aux contenus multimédias sur le téléviseur (applications pour le replay, Netflix, YouTube, navigateur Internet etc…). Mais si vous pensez n’avoir aucune utilité de connecter votre téléviseur à Internet parce que vous avez une box Internet, une console ou que vous ne souhaitez pas accéder aux applications en ligne alors passez votre chemin. Dans le cas contraire pensez à regarder la présence de Wi-Fi pour connecter votre téléviseur si vous ne pouvez pas la connecter en filaire (Ethernet). Pour le reste la plupart des téléviseurs intègrent une prise Ethernet pour la liaison filaire.

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Envie de diffuser de la musique ou de montrer ses photos sur son téléviseur via un smartphone ? Le Bluetooth, standard de communication sans-fil, permettra de connecter un appareil très facilement à votre téléviseur. Une alternative si votre téléviseur ou votre téléphone n’est pas compatible HDMI MHL. Sinon il vous reste toujours l’USB.

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Et le son ? Si vous comptez utiliser un équipement externe dédié au son (home cinéma, barre de sons, …) vous avez l’embarras du choix. Dans l’absolu choisissez l’HDMI en connectant votre amplificateur à votre téléviseur si vous disposez une prise HDMI compatible ARC sur votre téléviseur. Capable de transiter les gros formats Dolby Digital et DTS jusqu’à 8 canaux, il s’agit là du choix idéal. Si vous n’avez pas de prise HDMI ARC, alors il faudra vous tourner vers le jack, le RCA ou l’optique (TosLink S/PDIF). Ces trois prises ne peuvent pas transiter correctement des gros formats 5.1 ou 7.1 parce qu’ils sont prévus pour faire transiter au mieux un signal en deux canaux (stéréo). Cependant s’il fallait en choisir qu’une, choisissez l’optique.

 

La question du DisplayPort :

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Concurrent du HDMI, cette connectique est plutôt répandue dans le monde des ordinateurs. Pour les téléviseurs et même les équipements (platines Blu-ray ou autres), il est assez rare de retrouver ce genre de prises.

Les anciennes connectiques

Si vous comptez brancher votre magnétoscope VHS sur un tout nouvel écran OLED 4K Ultra HD HDR, ça tombe mal parce que la Péritel n’est plus obligatoire sur les téléviseurs en France depuis juillet 2015. Fleuron tricolore, cette connectique est devenue obsolète depuis le passage au numérique et à la haute définition. Pour autant cette prise Péritel est l’une des meilleures connectiques analogiques que l’on peut avoir en matière de qualité de rendu parce qu’elle est capable de traiter un signal RGB (supérieur au signal composite) de manière efficace. Maintenant est-ce que vous en avez l’utilité ? Probablement si vous voulez absolument profiter de vos anciennes consoles de jeu par exemple ? Autrement dit pour les rétro-nostalgiques. Pour combler l’absence de prise Péritel, il existe des adaptateurs pour traiter le signal.

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Même chose pour les entrées VGA, DVI, composite (RCA) ou Y/Pb/Pr (composante YUV). Vous pouvez trouver des adaptateurs pour brancher un vieil appareil. Le VGA et le DVI peuvent être utiles pour brancher un PC non équipé d’une prise HDMI.

Pour rappel le signal analogique RF (antenne) est inférieur au signal composite (RCA), inférieur au S-Video (ou Y/C), inférieur à la Péritel (avec signal RGB), inférieure au VGA et au YUV.

 

 

Le son

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Après un point sur sa connectique, revons au son. Est-il nécessaire de choisir un téléviseur en fonction du son produit par ce dernier ? Si auparavent au temps des écrans cathodiques le son pouvait encore être de bonne qualité sur des téléviseurs du fait de la place disponible dans l’écran, aujourd’hui il n’en est plus avec les écrans plats. Toujours plus fins, ces derniers ne tirent que peu de puissance en sortie (30 Watts au mieux) pour avoir un son de qualité. Voilà pourquoi il est recommandé d’utiliser une barre de son ou kit home cinéma. On pourra tout de même noter que de rares modèles de téléviseurs sont parvenus à faire un travail sur le son produit par les hauts parleurs intégré et ainsi avoir un son de qualité supérieur à la normale. Le Sony KD-55X9005A avait fait fort en ayant inclus des hauts parleurs sur les côtés donnant une très bonne dynamique remplaçant même une barre de son. Pour autant Sony n’a pas renouvelé l’idée sur ses nouveaux téléviseurs et il faudra donc jouer la carte de la barre de son ou du home cinéma en complément d’un téléviseur si vous souhaitez avoir une bonne qualité sonore. Barre de son pour une simplicité de branchement et gagner de la place, Home cinéma pour les puristes.

 

 

Téléviseurs connectés (Smart TV) :

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Reliés à Internet et offrant des applications multimédia (vidéo, musiques, navigateur Web), les téléviseurs actuels offrent de plus en plus un système d’exploitation (ou OS : Operating System) permettant de faire tourner ces applications. Un choix dispensable si vous vous fichez de la connexion Internet à votre téléviseur ou pour les possesseurs de consoles de jeux ou de lecteurs multimédias (Chromecast, Shield TV) pouvant offrir des applications de vidéo à la demande, de replay ou de musiques.

Pour le reste les constructeurs Philips, Sony, Thomson ou encore TCL proposent des téléviseurs sous Android TV. Système de Google exploitant déjà une base connue par les développeurs d’applications à savoir le système Android présent sur la plupart des smartphones. Un « standard » qui permet à un plus large choix d’applications.

LG propose webOS et Samsung propose Tizen. Deux OS qui sont restreint par le seul fait qu’ils ne sont proposés que par un seul constructeur.

 

 

Extension de garantie : dispensable

Ces assurances facturées étendues en général jusqu’à 5 ans par les revendeurs ne représente finalement plus qu’une marge de plus pour l’enseigne qu’un véritable risque couvert, parce que les téléviseurs ne tombe pas si souvent en panne que cela. Il est quand même bon de rappeler que la garantie constructeur pour les téléviseurs est de deux ans minimum et qu’elle est gratuite selon l’article L217-12 du Code de la Consommation, et que les pannes surviennent en général dans les deux premières années. Selon l’UFC Que Choisir, 3% des pannes interviennent entre 2 et 5 ans. Aussi les lignes des contrats d’extension de garantie sont parfois surprenantes lorsqu’il est notamment question du remplacement des pièces d’usure (consommables tels que les batteries notamment) qui ne sont pas pris en charge. En somme ne tombez pas dans le discours insistant du vendeur pour prendre une extension de garantie.

 

 

Où acheter son téléviseur ?

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Soyons simple : achetez votre téléviseur dans un magasin (spécialisé ou non) ou une boutique en ligne au moins cher. L’occasion peut être une bonne affaire mais soyez vigilent aux annonces et testez le téléviseur avant de l’acheter.

Pour les boutiques en ligne privilégiez les sites réputés. Si vous comptez vous faire livrer votre téléviseur soyez vigilent à la qualité du transporteur et assurez vous du bon état à la réception du colis (l’état du carton peut permettre d’en juger).

Choisir un téléviseur c’est pouvoir se renseigner sur le catalogue des modèles existants et pour cela le catalogue du magasin n’est pas quelque chose de suffisant pour comparer. Le mieux étant de se rendre directement sur les sites Web des constructeurs (Sony, Philips, LG, Samsung, etc…) pour voir les modèles proposés. C’est ainsi que l’on peut s’assurer qu’un modèle soit encore en production et non en fin de série. C’est aussi sur les sites des constructeurs où les caractéristiques techniques sont en général les plus détaillées. Une fois votre choix effectué, prenez la référence du modèle et en une recherche Google vous pourrez alors comparer facilement les prix proposés. Des sites comme LCD Compare proposent des comparateurs de prix afin de faciliter la recherche. Vous y trouverez également la variation des prix pour un modèle permettant de déterminer la date optimale de votre achat.

En parlant de prix sachez que les tarifs des téléviseurs diminuent fortement en quelques mois. Est-ce donc utile de se jeter sur le dernier modèle à sa sortie ? Pas vraiment. Au bout des 3 ou 4 premiers mois de lancement, on constate une baisse globale de de 250 à 300 euros pour un téléviseur vendu à 2 000 euros à son lancement.

 

 

En bref

Que dire au final ? Qu’il y a beaucoup de choses dans les caractéristiques d’un téléviseur mais que des éléments sont superflus. Et parmi la masse d’éléments indispensables il y a des pièges. Adaptez votre budget en fonction de vos besoins, vous risquez ainsi de moins regretter votre achat d’ici 2 ou 3 ans et puis négociez. Mais parce que certains d’entre vous n’auront peut être pas forcément lu attentivement tout ce que je viens d’écrire alors il m’était donc important de vous mettre en avant des choix de modèles parce qu’il parait que le lecteur attend aussi du tout prêt servi. Mais soyez tout de même avertis que ce ne sont que des recommandations pouvant fluctuer d’ici les prochains mois à venir. Voici donc mes choix de téléviseurs à compter du 22 juin 2018 :

 

 

Téléviseurs à petite taille (< 50 pouces) :

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PHILIPS 22PFS5403 (55cm ; 22 pouces)

Téléviseur Full HD, à rétroéclairage Full-LED, 2x HDMI, tuner compatible TNT, Satellite et Câble.

Prix : ~ 179 €


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SHARP LC-32CFG6022E (81cm ; 32 pouces)

Téléviseur Full HD, à rétroéclairage Full-LED, 3x HDMI, tuner compatible TNT, Satellite et Câble.

Prix : ~ 250 €

 

 

Téléviseurs moyenne taille (autour de 50 pouces) :

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SHARP LC-50CFG6002E (127cm ; 50 pouces)

Dans la même gamme que le précédent : téléviseur Full HD, à rétroéclairage Full-LED, 3x HDMI, tuner compatible TNT, Satellite et Câble.

Prix : ~ 460 €


tos55u6863dg

TOSHIBA 55U6863DG (140cm ; 55 pouces)

Téléviseur 4K Ultra HD, HDR10, HLG et Dolby Vision. Full-LED, 3x HDMI, tuner compatible TNT, Satellite et Câble.

Prix : ~ 500 €


samqe55q9fnatxxc

SAMSUNG QE55Q9F 2018 (140cm ; 55 pouces)

Sans doute un des meilleurs LCD du marché. 4K Ultra HD, HDR10,10+ et HLG (labellisé Ultra HD Premium), Full-LED RGB avec Local Dimming, 4x HDMI, tuner compatible TNT, Satellite et Câble.

Prix : ~ 2 690 €

 

 

Téléviseurs grand écran (> 55 pouces)

pantx65ex600e_1

PANASONIC TX-65EX600E (164cm ; 65 pouces)

4K Ultra HD, HDR10 et HDR HLG. Full LED, 3x HDMI, tuner compatible TNT et Câble (pas de satellite). Existe en 55 pouces.

Prix : ~ 1 000 €


sonkd65af8

SONY KD-65AF8 (164cm ; 65 pouces)

Pas labellisé Ultra HD Premium et pourtant… 4K Ultra HD, HDR10, HLG et Dolby Vision. OLED, 4x HDMI, tuner compatible TNT, Satellite et Câble. Existe en 55 pouces.

Prix : ~ 3 400 €


lgoled65c7v

LG OLED65C7V (165cm ; 65 pouces)

Un des meilleurs téléviseur niveau rapport qualité prix du moment. 4K Ultra HD, HDR10, HLG et Dolby Vision (labellisé Ultra HD Premium), OLED, 4x HDMI, tuner compatible TNT, Satellite et Câble. Existe en 55 pouces.

Prix : ~ 2 500 €

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Une réflexion au sujet de « Choisir un téléviseur en 2018 »

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