Project Cars – PS4 : Une simulation automobile presque parfaite…

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En termes de jeux vidéo de simulation de courses automobiles, on peut citer deux monuments dans le genre : Gran Turismo réservé exclusivement pour les joueurs de PlayStation depuis 1997 et Forza Motorsport uniquement sur les consoles de Microsoft depuis 2005. Qu’en est-il du côté éditeur tiers voulant se faufiler dans ce genre de jeux vidéo réservés pour la plupart pour les joueurs élitistes ? Et bien je n’en trouve aucun qui concurrence efficacement Sony et Microsoft dans ce domaine. Heureusement qu’en l’an de grâce 2015, un jeu vidéo édité par Bandai-Namco sous le nom de Project Cars vient talonner les deux grands en prenant soin de le sortir sur PC, Xbox One, PS4 et Wii U. Un contenu qui se veut très proche de la simulation automobile et qui arrive à atteindre ce but ultime.

Note : Les captures d’écran que j’ai effectué ont mystérieusement disparues du test original, de nouvelles seront publiées sur ce test bientôt.

Project Cars – PS4 – E3 2014 Trailer

Project Cars est un jeu de course qui s’oriente clairement du côté simulation contrairement à ses confrères Driveclub ou Need for Speed. La promesse d’une simulation automobile paramétrable au possible est selon moi tenue : on a en effet une kyrielle d’options et de configurations possible pour une course : la météo, le temps qui passe, jusqu’aux pneus du véhicule en passant par le nombre de tours… La simulation est telle, que la conduite des 65 véhicules que proposent le jeu est différente. Le cockpit est d’ailleurs le véritable poste de conduite des voitures. On sent d’ailleurs une certaine patte dans le développement du jeu accentué davantage sur la qualité de simulation que procure le soft : car s’il on en croit un nombre limité de 65 autos disponibles en Day-One, on peut très bien se dire que cela reste en deçà de ses concurrents que sont Forza Motorsport et Gran Turismo, c’est aussi un choix de la part du studio de développement de mettre toute sa qualité en matière de simulation poussée des véhicules en privilégiant ainsi la qualité à la quantité. On pourra noter que d’autres bolides sont en préparation en DLC (payants ?). Côté circuits : ils sont au nombre de 110.

Les modes de jeu : Carrière, Solo, En ligne, Réseau des pilotes.

Le jeu se décompose en 4 modes symbolisés par les 4 couleurs du logo du jeu : en rouge, le mode Carrière où vous incarnez un pilote automobile passant un contrat avec des marques pour concourir afin de gagner des courses prévues sur un calendrier de courses à la manière d’un FIFA ou autres… Vous y trouverez également une boîte mail pour vous informer des prochaines courses ainsi que des conseils de votre coach. Ce mode est selon-moi le moins passionnant et je le réserve à des puristes qui veulent se fier à des courses imposées, voilà pourquoi je passe au mode suivant et que la plupart des joueurs vont s’intéresser le plus à savoir : le mode Solo (ou arcade si vous préférez) symbolisé en vert où vous aurez la possibilité de choisir par vous-même le véhicule, la course, la météo… bref tout ce que vous souhaitez ! Vous affrontez soit l’IA (40 adversaires au maximum en mode solo), ou bien décidez-vous de prendre en main votre véhicule ou de vous faire un circuit en mode « promenade du dimanche » sans être dérangé par un quelconque adversaire. On peut alors se rendre compte que pour un jeu de puriste, il reste tout de même assez accessible puisque la difficulté peut facilement se régler sur une échelle de 10 à 90 (c’est-à-dire du plus facile au plus dur). Pour des pros : je vous conseille la difficulté 80 pour plus de challenge, pour les plus novices : la difficulté de niveau 50 devrait suffire. Je pourrais également ajouter que vous pouvez jouer à l’ensemble des parcours et des véhicules en mode Solo sans avoir à débloquer du contenu au fur à mesure de votre jeu comme dans un Gran Turismo ou un Forza. Reste deux modes orientés réseau : le mode multijoueur (en jaune) pour affronter jusqu’à 16 joueurs dans une même course si vous êtes abonné au PS Plus, et le mode espace des pilotes où vous pouvez affronter les fantômes des meilleurs pilotes sur chaque circuit tout en ayant l’amabilité de préciser si le pilote a joué avec un volant ou avec la bonne vielle manette bien futile ! J’ai oublié un mode dîtes-vous ? Non il n’y a pas de mode multijoueur local, ce qui est un comble pour un jeu de course ! A moins de vous passer la manette tour par tour, vous pouvez oublier les courses à 4 joueurs en écrans splittés ! C’est simple : c’est même marqué derrière la boîte du jeu : « 1 joueur » !

Modélisation, décor… c’est très beau !

Elle va marcher beaucoup moins bien !

Côté course, on peut d’ores et déjà constater des temps de chargement assez longs (de 30 à 50 secondes) avant et après la course. Une fois cette attente « interminable » passée, remarquez la qualité de réalisation graphique des véhicules et de l’environnement et le tout en 1080p et en 60 FPS sur cette version PS4 comparée aux 900p et 60 FPS sur Xbox One. Même si graphiquement on est loin de la version PC et ses 12K sur des machines de guerres élitistes, il faut avouer que cette version PS4 est graphiquement très bien optimisée. Les textures sont d’un réalisme profond, les décors sont riches tout comme les véhicules : intérieur comme extérieur, la météo et en particulier la pluie qui tombe sur le pare-brise et sur la route. Niveau sonore, on en prend plein les oreilles avec tous ces bruits de moteurs venant dans tous les sens ou encore du coach qui vous parle… en anglais uniquement, dans le petit haut-parleur de votre DUALSHOCK 4 renforçant ainsi l’immersion, si bien que l’on a tendance à oublier les musiques du jeu qui restent correctes ! Le fait que notre entraîneur ne sache pas parler la langue de Molière (tout comme la voix de l’interface) nous oblige alors en pleine course à lire les sous-titres écrits trop petit selon moi, si bien que vous en oubliez de vous concentrer sur la course en elle-même. Ce dernier s’avère tout même fort utile pour nous indiquer des tactiques de conduites, nous encourager, ou encore de nous indiquer gentiment de rejoindre le stand pour faire le plein de carburant. Quant au pavé tactile de la manette : il n’a aucune utilité dans le jeu, même en mode photo ! D’ailleurs ce mode photo vous permet d’admirer davantage tous les aspects des véhicules et des décors du jeu. Sans grand intérêt selon moi, merci.

Sous la pluie : attention aux dérapages. Oui il y a du karting dans Project Cars !

La conduite se révèle quand même agréable même avec une manette. Cependant certains véhicules comme la Renault Mégane ou la Mitsubitchi Evo IX demandent plus de précision dans la conduite qu’un simple pad peut fournir. Après tout dépend de votre style de conduite, mais pour les joueurs manettes je recommande tout de même les Mercedes et la Pagani Zonda R qui sont des voitures très puissantes et très maniables, néanmoins quand la forte pluie est au rendez-vous : bonjour les nombreux dérapages et autres sorties de routes quand on joue à la manette. Je ne saurais donc vous recommander un très bon volant si vous souhaitez avoir toutes les sensations de la conduite. Malheureusement je n’ai pas 300 € à débourser pour le fantastique volant à retour de force Thrustmaster T300 RS, sans doute le meilleur du marché pour la PS4 et également compatible avec de très nombreux jeux de courses dont Project Cars. J’attire tout de même votre attention aux sorties de routes que provoque l’IA vous poussant ainsi à invalider votre temps sur une partie du circuit sous prétexte que vous avez coupé la route sanctionnée ainsi d’un avertissement que vous informe la petite voix du haut-parleur de la manette. Au bout de trois : c’est la disqualification ! Une IA qui a aussi une tendance à vouloir se suivre : tracez une ligne imaginaire et constatez que vos adversaires suivent tous cette même trajectoire : pour une simulation de course, c’est loin de constater une certaine originalité dans la conduite de l’IA. Forcé de constater également que l’IA ne rejoint que très rarement le stand contrairement à nous qui sommes parfois obligés de le rejoindre pour un plein d’essence. Résultat : on se retrouve dernier ! Notons également que chaque véhicule offre une expérience de conduite différente ce qui montre la qualité de simulation apportée aux véhicules. Citons enfin les nombreux angles de caméra : la vue cockpit qui s’avère être la plus réaliste mais trouvant que le champ de vision est trop restreint, je préfère la vue du capot de la voiture. Des vues extérieures sont également présentes. Selon vos goûts et votre style de conduite, adaptez votre vision.

La vue cokpit est différente en fonction des véhicules. La vue à la troisième personne permet d’admirer la modélisation de votre véhicule.

Pour un jeu très beau et techniquement bien poussé, on peut être surpris des 17 Go minimum d’espace disque utilisé pour l’installation du jeu, c’est-à-dire autant que Driveclub ! A noter que les premières minutes du jeu et après pré-installation par la console : seule la partie solo est jouable avec le Dubaï Autodrome. Vous pouvez jouer sans faire la mise à jour de Day-One de 3 Go mais gare aux crashs inopportuns en pleine course ! Soulignons le fait que certaines fonctionnalités restent « à venir », un jeu qui nous promet d’être évolutif !

AVIS FINAL : TRES BON !

Project Cars est à ce jour et selon moi le meilleur jeu de voitures à circuit fermé sur PS4. Il réussit son objectif de simulation de course automobile d’une manière très réaliste avec une très bonne optimisation graphique sur la dernière console de salon de Sony malgré un faible nombre de véhicules disponibles en Day One (65 voitures). A recommander à tous les puristes des jeux de voitures !

Points positifs

Points négatifs

·         Graphiquement au top : 1080p et 60 FPS

 

·         Très bonne modélisation des véhicules et des environnements.

 

·         Très bonne conduite à la manette…

 

·         Une expérience de conduite unique sur chaque véhicule.

 

·      Le VRAI bruit des moteurs des véhicules.

 

·         Interface simple et bien conçue

 

·         Du karting !

 

·         Courses paramétrables à tout point de vue !

 

·         16 joueurs en multijoueur en ligne et 40 joueurs en mode solo.

 

·        Espace de stockage d’installation raisonnable : 17 Go minimum.

 

·       La voix de l’entraîneur dans le haut-parleur de la manette en guise de radio qui renforce l’immersion…

·         … mais qui ne parle pas français !

 

·         Des sous-titres écrits trop petit !

 

·          … on regrette un vrai volant pour certaines situations de conduite.

 

·         Pas de mode multijoueur local.

 

·         Les IA qui ont tendance à conduire de la même façon sur une même trajectoire.

 

·         L’IA qui ne va que très rarement au stand.

 

·         Des temps de chargement un peu long !

 

·         Seulement 65 véhicules !

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