Internet, toute une histoire

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Internet, un petit réseau dans le grand monde et un petit monde pour un grand réseau. C’est ce que résume le réseau mondial devenu le rêve absolu des hommes : pouvoir recueillir l’ensemble des écrits humains au fil du temps et le rendre accessible librement à tous. C’est un peu la bibliothèque d’Alexandrie que chacun souhaite posséder chez soi n’importe où, n’importe quand. Revenons en arrière découvrir ce que l’outil Internet est devenu au fil du temps.

Les premières écritures

Depuis longtemps, l’homme n’a jamais cessé de rêver à ce que la connaissance vienne vers lui. Il faut remonter à l’invention de l’écriture vers 3000 ans avant Jésus Christ pour comprendre l’origine d’Internet. L’Homme a voulu représenter les choses à travers une simple histoire racontée sur un support que chacun pourrait interpréter même des années après. Pour cela, on a inventé la peinture (rupestre) pour représenter des scènes, puis on a immaginé des symboles pour en faire des idées. C’est ainsi que les premières écritures remontant au IV ème millénaire avant Jésus Christ apparaissent sur les bords du Tibre et de l’Euphrate en Mésopotamie : les Phéniciens puis les Babyloniens adoptèrent des signes appelés cunéiforme pour symboliser leurs idées. On utilise à cette époque de l’argile comme support et un calame en roseau pour conserver cette trace écrite. Cette « convention » appelée écriture va s’étendre vers le Moyen-Orient chez les Egyptiens avec l’écriture hiéroglyphique mais aussi vers l’Asie (Chine) et enfin l’Europe méridionnale (Grèce). A cette époque on utilise le papyrus en guise de support puis le parchemin sera utilisé au Moyen Age. Réalisé à partir de peaux animales, il permet une meilleure conservation dans le temps. Ceux qui savait écrire et donc lire n’était que de simples privilégiés de la société. Les scribes puis les copistes détenait la sagesse et la patience de l’écriture. Jusqu’à fort longtemps cette science ne sera réservée qu’à une élite et l’information ne se trouvant que dans les écrits était restée plus que confidentielle.

Comment stocker l’information écrite pour les écrits restent bel et bien intacts ? On a commencé à stocké les plaques d’argiles puis à enrouler les papyrus et parchemins. Mais un texte qui serait ailleurs est alors inaccessible pour les autres ? Non ! Les bibliothèques qui rassemblent un grand nombre de textes écrits permettent de rassembler en un même lieu, les textes écrits et ainsi regrouper le savoir. La bibliothèque d’Alexandrie en Egypte en est le parfait exemple. Fondée à Alexandrie, en Égypte, en 288 avant notre ère avant d’être définitivement détruite au plus tard entre -48 et 642, la biblothèque d’Alexandrie était la plus célèbre bibliothèque de l’Antiquité et réunissait les ouvrages les plus importants de l’époque.

C’est au Moyen Âge qu’apparait le livre moderne appelé Codex qui permet de relier un ensemble de papyrus découpés en feuilles permettant un meilleur confort de lecture et de rangement. Il prend alors moins de place qu’un papyrus enroulé. Codex, c’est aussi une formalisation bien précise avec l’arrivée de la ponctuation, des séparations des mots, les majuscules permettant un lecture plus posée et silencieuse. L’arrivée de sommaires, de tables des matières et d’index facilitent un accès plus direct et plus simple à l’information.

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L’arrivée de l’imprimerie par Gutemberg va changer la diffusion de l’information en Europe, alors qu’un livre prenait des mois voir des années pour être recopié, on peut reproduire sans cesse un nombre impressionant de livre. Cette incroyable découverte venant de l’extrème orient va contribuer à la démocratisation du livre et de l’accès à l’information. On utilise du papier à base de chiffon, moins cher à produire et l’encre devient grasse et compacte pour qu’elle soit bien attachée aux caractères d’imprimerie. Il faudra ensuite attendre l’arrivée des rotatives vers le milieu du XIX ème sicle avec la révolution industrielle pour que les journaux et les livres soient encore plus diffusés à une vitesse encore plus rapide. Mais le XX ème siècle qui s’annonce technologique va donner une nouvelle forme à cette diffusion de l’information grâce à l’ordinateur et la dématérialisation des informations sous forme de fichier informatique avec la numérisation et puis l’arrivée des réseaux dont le plus célèbre : Internet !

Les premiers ordinateurs

Les premiers ordinateurs remontent vers 1944 avec l’ENIAC pour le Colossus, des énormes calculateurs destinés à l’armée américaine permettant d’effectuer des calculs de trajectoire balistique pour attaquer plus efficacement l’ennemi. Ces ordinateurs gigantesques ne permettaient pas de stocker de données. Il faut attendre l’arrivée des disques durs de mémoire de masse de grande capacité pour conserver des données. Les premiers datent de 1956 et sont fabriqués par la société IBM. Le prix est assez élevé : 10 000 $ le méga-octet. Heureusement, les concurrents viennent avec l’UFC (Univac File Computer) avec un stockage de 180 000 caractères par tambours magnétiques. Mais c’est l’historique RAMAC d’IBM qui aura raison de l’UFC avec sa meilleure capacité de stockage malgrès une vitesse inférieure à son concurrent. L’arrivée de disques plus puissant contribueront à l’arrivée de SGBD (Système de Gestion de Base de Données) permettant le gestion du stockage de l’information avec un ensemble de règles de gestion prédéfinies. Le SQL (Structured Query Language ou Langage de Requête Structurée) en 1974 permet ainsi une meilleure exploitation des données dans une base de données. Ce système sera ensuite adopté par la très grande majorité des SGBD, il est encore utilisé aujourd’hui. Au fil du temps les disques durs ne ceseront de croître en capacité de lecture/écriture et de stockage. Mais c’est l’arrivée du support amovible que les données deviennent vraiement mobiles.

Parce qu’un simple disque dur n’est pas évident à mettre en place et qu’il est assez encombrant, de nombreux supports amovibles de stockage voyent le jour : tout d’abord la bande magnétique (encore utilisée aujourd’hui), puis la cassette, puis la disquette (8 pouces, 5 pouces 1/4 et enfin 3 pouces 1/2), le CD-ROM, la clé USB flash et la carte mémoire. Ces dernières permettent une diffusion plus grande de l’information.

Les réseaux informatiques

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Dans un traité de 1934 intitulé Traité de Documentation, Paul Otlet décrit un futur avènement d’Internet. Mais c’est dans les années 1960 que se dessine les premiers réseaux, les américains cherchent à échanger plus rapidement des informations pour l’armée américaine. Le but recherché est qu’en cas d’attaque, qu’il y ait une certaine rapidité d’intervention, de cohésion et de communication des armées, prêtent à intervenir en cas d’attaque (nucléaire éventuelle) et aussi de maintenir en état son réson de télécommunication. Le projet ARPANET vis le jour en 1969 et relient les ordinateurs par des infrastructures réseaux : le routage est né. Très vite, le système se développa et on finit par dresser les codes de la télécommunication informatique : le protocole TCP voit le jour en 1974 permettant ainsi de définir la façon dont les machines communiquent entre elles. Et c’est en 1972 qu’apparait la messagerie électronique. Le réseau va ensuite s’étalé et des entreprises comme IBM s’associent pour former un maillage relié au réseau téléphonique. Il faudra attendre la fin de la guerre froide fin des années 1980, début 1990 pour qu’Internet s’ouvre au grand public. Les premières pages Web voyent le jour, le premier navigateur MOSAIC apparait, les FAI commencent à enregistrer les premiers abonnements au Web et les pionniers du Web entrent sur le marché. La révolution Internet est en marche.

Le Web 1.0

C’est alors que débute le Web 1.0, celui qui a fait explosé la bulle Internet. Il fait ses premiers pas au début des années 1990 avec l’arrivée du HTML, du premier navigateur et des moteurs de recherche. Un des pionnier de la recherche sur le net sera Yahoo ! qui ne propose au début qu’un annuaire de recherche avec un classement par catégories avant de se lancer dans le moteur de recherche et ses fameux mots-clés. Amazon et eBay, autres pionniers du genre nouveau : l’achat en ligne se ferront un nom dans ce nouveau réseau Internet. Netscape sera au rendez-vous avec son navigateur Web : Netscape Navigator. Citons AOL pour les premiers FAI. En France, on est aussi sur le pied de guerre même si le Minitel ne lâche rien sur le territoire nationnal. Des sociétés tentent leur chance avec pour les FAI : Wanadoo, Cegetel, Infonie… mais aussi Caramail pour les premiers services de mail… Les pages deviennent de plus en plus nombreuses, elles sont rendues dynamiques avec l’arrivée du CSS et peuvent s’accompagner d’images ou de musiques. Petit à petit, les foyers s’équipent et la bulle Internet explose en 2000 provoquant ainsi un crash boursier entrainant la perte de petit et le rachat par des grands. Internet est devenu phénomène de société.

Le Web 2.0

Le Web 2.0 débute en 2004 avec l’arrivée du premier véritable réseau social le plus connu du Web : The Facebook renommé Facebook en 2005 par un certain Mark Zuckerberg alors étudiant à l’université de Harvard. Cette plateforme de rencontre appelé réseau social a permis l’essor encore plus rapide du Web et débute le Web 2.0 qui s’annonce un Web social et communautaire, Twitter arrive en 2006 avec un autre concept communautaire plus accès sur l’information. Puis l’arrivée des flux RSS permettent aux internautes de suivre un flux, un lien d’informations et d’être avertis en cas de nouvelles informations. Le Web 2.0, c’est aussi l’arrivée des plateformes de streaming de vidéo et de musiques avec notamment YouTube et Dailymotion en 2005. Désormais, chacun peut s’improviser vidéaste amateur et partager ses expériences soit en extérieur soit avec une Webcam, les plus gamers seront ravis de voir les premiers tests et gameplay de chacun sur ces plateforme qui marque une nouvelle ère dans les médias. L’arrivée du jeu en ligne sur PC puis sur console marqua le début d’une ère moderne dans le jeu vidéo. SEGA et sa Dremcast avait tenté de lancer un service en ligne : le Dreamarena en Europe mais sans grand succès réel. Il faut attendre l’arrivée du Xbox Live en 2002 pour que le jeu en ligne se démocratise sur console puis sur PC en 2003 avec l’arrivée de Steam et du téléchargement légal de jeux en ligne. Le Web s’installe également dans nos vies et dans nos ordinateurs mais aussi sur nos consoles de jeux avec la Xbox puis la PlayStation 2, la Xbox 360 et la PlayStation 3, sur nos baladeurs (iPod), nos téléphone avec l’arrivée des premiers smartphones (iPhone) et enfin les tablettes numériques (iPad). Le Web s’emporte partout avec nous et nous suit, il devient mobile et interactif, la 3G permet ainsi de regarder des vidéos, la TV ou encore écouter de la musique. Cette âge d’or d’Internet amorce déjà le futur Web 3.0.

 

Le Web 3.0

Ce n’est que le début, mais oui il est déjà là, ce Web 3.0 s’annonce déjà comme étant connecté aux objets. Les wearables sont présents, les casques de réalité virtuelle se font attendre (HoloLens, Oculus Rift, Morpheus) et les nano technologies sont venues jusqu’à se glisser dans nos poignets avec les montres connectées et même dans les appareils électroménagers. Décidément, ce Web 3.0 se montre déjà et ce n’est que le début…

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